Quelques jours chez ...
AUTODROME
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Cette chronique est un aperçu de l'activité ordinaire d'AUTODROME, laquelle est parfois plutôt...extraordinaire ! |
Juillet 2010
Même parmi les passionnés de Ferrari, la 250 GT Pinin Farina reste parfois moins bien connue, en raison notamment du halo médiatique des plus célèbres modèles de la marque. Pourtant, c'est un authentique chef d'oeuvre que le maître-carrossier a signé là. Quand on observe que le châssis long et le moteur sont identiques, à quelques détails près, à ceux de la 250 "Tour de France", on se rend compte de l'aubaine offerte aux acquéreurs de cette grande classique. L'usine Ferrari n'en construisit que 350, dont évidement fort peu sont dans cet état. Cet exemplaire fut acquis voilà une dizaine d'années par Autodrome, et nous avons été très heureux de le retrouver : il fera le bonheur d'un autre amoureux de l'automobile.
Mai 2010
Lamborghini 400 GT 1967 : polissage final de la peinture effectuée selon la technique traditionnelle du "poli-lustré".
Un collectionneur doit pouvoir choisir la couleur qu'il préfère pour une auto que nous vendons ; nous nous chargeons des travaux de A à Z, avec notre partenaire la Carrosserie Lecoq. Il est évidemment nécessaire de confier cette opération à de véritables experts très hautement qualifiés, car toute la beauté d'une œuvre automobile se révèle dans une finition parfaite. La Lamborghini 400 GT, comme la 350 GT, merveilleuses Grand Tourisme V12 à quatre roues indépendantes, qui surpassaient largement les Ferrari de l'époque, sont restées longtemps incomprises par certains en raison de leur profonde originalité ; elles réapparaissent aujourd'hui à la lumière des presque cinquante années passées depuis leur création, comme des merveilles mécaniques et esthétiques sur lequelles le temps n'a pas de prise : elles sont en fait à placer sur le même plan que des Bugatti, Hispano Suiza ou Ferrari classiques, et les rares exemplaires disponibles sont aujourd'hui de plus en plus recherchés.
Avril 2010
Les travaux de restauration, lorsqu'ils sont exécutés selon les règles de l'art, demandent du temps, de la patience. C'est au fond une excellente chose. Car au cours des différentes opérations, depuis l'examen minutieux préalable de l'auto lorsqu'on en prend possesion, en passant par le démontage complet, l'inspection des structures, pièces et organes, c'est prenant son temps qu'on apprécie le mieux la conception et la qualité de chaque élément. Cela contribue à faire comprendre tout le long travail de création, de mise au point, parfois les hésitations ou les choix effectués par les ingénieurs, stylistes et techniciens qui ont oeuvré pour crééer les modèles les plus renommés. Chaque pièce a été créée par le jugement, le crayon et la main de l'homme. Aucun ordinateur ou plan de marketing n'entrait en jeu à ces époques "lointaines".
Ainsi, c'est souvent à mi-chemin, lorsque l'auto semble vraiment peu à peu renaître pour une nouvelle jeunesse, mais qu'elle n'est pas encore achevée que l'on éprouve peut-être le plus de plaisir : d'abord à l'admirer en voie de parachèvement, au cours pour ainsi dire de sa résurrection, y compris ses organes intérieurs, souvent aussi beaux que la carrosserie elle-même ; mais aussi parce qu'on ressent et savoure à l'avance le délice de pouvoir prochainement s'installer à bord, tourner la clé de contact... Rien ne remplace de telles sensations, si gratifiantes que souvent un collectionneur passionné, à peine une auto finie, entreprend une autre restauration.
Notre Lamborghini 400 GT 1967 en cours de restauration totale. A chaque expert son domaine : mécanique, carrosserie, peinture, sellerie...
Publicité Lamborghini en 1966. La 350 GT représentée n'est pas un modèle de présentation de l'usine, mais un exemplaire immatriculé par l'importateur français.
Mars 2010
Une Panhard-CD des 24 Heures du Mans dans les rues de Paris ! On a parfois du mal à en croire ses yeux.. Le temps et l'espace sont heureusement des matières malléables grâce à l'imagination, à la passion et à d'aussi belles œuvres issues de l'esprit et de la main de l'homme. Certaines opportunités sont uniques dans une vie. Rendez-vous à Avignon (Motor Festival) les 26-27-28 Mars.
"Nous sommes faits de la même étoffe que nos songes" (W. Sheakespeare).
Admirables créations. A l'évidence, la science et l'art s'épousent dans ces œuvres magistrales.
Février 2010
L'un des plaisirs de l'amateur d'automobiles anciennes est de retrouver l'histoire du véhicule et de ses propriétaires successifs. C'est ainsi nous avons récemment découvert que notre Aston Martin DBS Vantage avait été acquise neuve par l'industriel et pilote Louis Dollfus, un personnage resté dans la mémoire de ceux qui l'ont connu.
Son filleul est venu voir la voiture à l'occasion de Rétromobile et nous a ainsi raconté aimablement de savoureuses anecdotes sur Louis Dollfus. Il possédait à l'époque une Cadillac Fleetwood, ainsi qu'une Alfa-Romeo Giulietta Sprint. Après l'achat de la DBS Vantage en 1968, il renonça aux deux autres et conserva que l'Aston Martin jusqu'à son décès une dizaine d'années plus tard.

Deux vues du "tank" N° 28 EHP (Etablissements Henri Précioux) sur laquelle Louis Dollfus courut les 24 heures du Mans 1926. On voit que la voiture était immatriculée ; ce n'était que la troisième édition de la course, qui accueillait beaucoup de pilotes privés. Le moteur était un CIME 1500 cc, un 6 cylindres à arbre à ACT qui équipait plusieurs marques à l'époque, dont Jousset, Turcat-Méry, Genestin.

Une image de la course : la EHP de Dollfus est à droite. Les capotes sont relevées, sans doute en raison d'une averse.
La société de Construction Industrielle de Moteurs à Explosions (C.I.M.E)
était établie à Fraisse-Unieux, près de Saint-Etienne.
Une MV-Agusta au Japon.
Partout dans le monde, on trouve l'amour de la beauté mécanique, de l'art en mouvement que sont les automobiles et motocyclettes anciennes.
Cette moto MV-Agusta part ici de Paris sous la neige pour rejoindre la collection d'un connaisseur résidant au Japon dans la ville de Kobé ; il n'a pas eu besoin de faire le trajet, quelques photos ont suffi : nous avons constaté avec plaisir qu'il avait toute confiance en notre réputation. Il régla d'avance son achat, le plus simplement du monde, comme si la belle MV changeait de mains entre amis qui se connaissent bien. D'ailleurs, c'est bien naturel puisque les collectionneurs se reconnaissent entre eux au-delà des langues diverses, des pays et des cultures ; un lien passionnel les unit...
La nouvelle Pagani.

Depuis environ un an circulent des photos de prototypes de la future Pagani, remplaçante de la C12/C12S. Nous avons eu l'occasion de discuter de sa définition dès avant la sortie de la Zonda F, avec Horacio Pagani.
Désignée sous son nom de projet C9 (la Zonda C12 était le projet C8), elle est propulsée par le V12 AMG à double turbo capable de 700 à 800 chevaux, pour un couple d'environ 1000 Nm. Elle aura des portières "papillon" reprises notamment de la légendaire 300 SL Mercedes.
Voilà quelques années déjà, la maquette grandeur nature de cette auto était montrée à quelques interlocuteurs sélectionnés. Nous avons un peu regretté dès le début le style retenu par Horacio Pagani, plutôt conventionnel, voire néo-classique. Ce modèle est destiné à un marché mondialisé, notamment Nord Américain, Chinois, Japonais et Russe ; toute audace a donc été écartée, afin d'éviter le risque de déplaire. Certaines innovations ont été prévues, mais la structure de base et les caractéristiques essentielles restent très semblables à celles de la Zonda F.
L'avancement du projet C9 a été lent, notamment parce que l'ambition d'une évolution vers une production plus industrielle, ainsi que certaines positions commerciales, n'ont pas tout-à-fait convaincu les partenaires historiques, techniques et financiers de Pagani (dont Autodrome Cannes, première société à avoir proposé la Zonda en 1999, comme importateur exclusif). La grande usine projetée voilà quelques années n'est en tout cas pas construite. Nous verrons la suite à donner dans quelque temps.
L'art : l'esprit prend forme matérielle.

L'art classique est en hausse quasiment permanente depuis des décennies: une sculpture de Giacometti vient d'être adjugée 74 Millions d'€. Des sommes de cet ordre ont été investies bien souvent par le passé pour des œuvres qui font partie intégrante du patrimoine de l'humanité.
Les plus belles automobiles classiques sont au fond de même nature : ce sont des œuvres concrètes, nées de l'esprit et de la main des plus grands créateurs, et c'est pourquoi elles demeurent un refuge solide pour les amoureux de beauté et de perfection, tout comme les tableaux ou sculptures de premier plan. Un tableau de Gustav Klimt représentant un paysage s'est vendu le même jour pour 30 millions d'€.
Janvier 2010.
Nous exposons encore cette année à Rétromobile.
Après un petit tour à travers Paris, la Countach Spider arrive sur le stand Autodrome. Malgré les allées étroites, elle montera sur le podium facilement.
Sans son toit, avec ses légendaires portes en élytres, cette provocante automobile offre un confort à bord supérieur à la LP400, notamment pour les conducteurs de grande taille...
Pour certains, l'Aston Martin DBS Vantage, avec son "straight-6" de 325 chevaux (le même que la DB5 Vantage), sa ligne parfaite, est le sommet du Grand Tourisme de luxe.
Elle suscite une émotion certaine car son caractère est bien particulier : elle fut la toute dernière Aston Martin animée par ce magnifique moteur chargé d'histoire - et en même temps
sa carrosserie en aluminium formé à la main établissait un pont entre les DB traditionnelles et le futur de la marque, les nouvelles générations, animées par le V8 signé Tadek Marek.
Ce moteur allait culminer avec ses 612 chevaux dans la monstrueuse V8 Vantage Le Mans, assemblée à 40 exemplaires en 1999-2000. Un autre chapitre de la légende...
Pas étonnant que notre Flaminia Touring ait séduit un célèbre collectionneur américain vu sa rareté, son état, son histoire (1ère main)...Le livret d'époque et d'origine est un délice
pour le connaisseur, de même que les délicats détails ouvragés du tableau de bord : boutons de bakélite non restaurés mais intacts, ornements guillochés, un plaisir complet.
D'autres jours chez Autodrome Cannes et Paris : 2008-2009 ... 2006-2007.../ ... 2003-2005... / ... 2001 - 2002 ...
...L'aventure Autodrome a commencé dans les années soixante, lorsque les frères Levy, passionnés d'automobiles sportives commencent à acquérir leurs premiers "pur-sang", Facel-Vega Facellia, Alfa-Romeo Giulietta, R8-Gordini, Lotus Elan, Europe, Maserati Mexico, puis Ferrari et Lamborghini, Aston-Martin, Bentley...

Neldo Levy (Autodrome Paris), et sa première Ferrari.
Michel Levy dans les années 80, avec la Miura S blanche de la collection familiale.
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Quelques automobiles que vous auriez pu acheter chez Autodrome Paris ou Autodrome Cannes... |