AUTODROME PARIS 

 

AUTOMOBILES EN VENTE


Conseil en patrimoine Automobile Classique - Spécialiste Lamborghini, Ferrari, Maserati, Pagani, Aston Martin

 

 

 

Quelques jours chez   AUTODROME PARIS  ... retenir le temps

 

 

Cette chronique est un aperçu de l'activité ordinaire d'AUTODROME, laquelle est parfois... extraordinaire !

 

 

 

 

Juin 2022

 

 

Voilà une bonne vingtaine d'années, une nouvelle marque d'automobile de sport naissait : Pagani Automobili.

 

C'est en 1999 que Claude Lévy, fondateur et Directeur d'Autodrome à Cannes - expert Lamborghini et Ferrari parmi les plus respectés en France - présentait dans son show-room, une voiture fabriquée par un petit constructeur italien, encore inconnu... Pagani. Autodrome en fut le premier importateur, et s'attacha dès lors à faire reconnaître les qualités de la Zonda hors de son terroir natal.

 

Dès le Salon de l'Automobile de Paris 2000, Autodrome présente la Zonda en vedette, alors que cette voiture n'est encore qu'une débutante sur la scène internationale. Une nouvelle marque est en train de naître, dont les performances et la qualité de construction n'avaient rien à envier à Ferrari. Sur cette page web : La première marche, Autodrome-Cannes retrace les tout premiers pas de cette jeune pousse sur le berceau de laquelle il fallait, entre connaisseurs, attirer l'attention des clients les plus exigeants. Une réputation ne se crée pas aisément à ce niveau, mais la compétence de l'équipe d'Autodrome et la confiance des clients furent des clés pour la réussite de cette aventure.

 

 

 

 

Le kit de présentation à la Presse mettait en valeur une ambitieuse inconnue...

 

 

En 2002, toujours au Salon de Paris, Autodrome "remettait le couvert" en présentant à une clientèle mondiale, célébrités et collectionneurs, deux Pagani Zonda

 

 

En 2004 Autodrome poursuivait et accroissait son effort pour établir la notoriété de Pagani: ce furent trois Zonda que les passionnés découvrirent avec convoitise

 

 

 

Le travail fut long et difficile, car faire valoir au plus haut niveau un petit constructeur artisanal inconnu, face à Ferrari et Lamborghini était un défi immense. Autodrome n'a pas désarmé et la réussite fut au bout du chemin.

 

La marque Pagani a aujourd'hui beaucoup changé, elle s'est éloignée de l'authentique artisanat technologique, au caractère modeste presque familial, mais si passionnant, des débuts. La Huayra, qui dut se plier aux normes états-uniennes avec son moteur "turbo" n'a jamais fait oublier la première Zonda dotée du magique V12 atmosphérique AMG. D'innombrables séries limitées ont beau se succéder depuis lors, mais, avec des étiquettes de prix multipliant les millions, ce n'est plus la même chose... Les véritables passionnés de l'automobile italienne "come una volta" (comme avant) nous comprendront.

 

 

 

Années 2000 : Autodrome, importateur exclusif, fait connaître la Zonda par ses annonces chaque mois dans la presse spécialisée

 


 

 

Mai 2022

 

 

La chaîne de télévision TF1 met en vedette la dernière marque de prestige française, Facel-Vega. Succédant à Delahaye, Talbot, Hispani-Suiza et Bugatti, Facel Vega produisit le coupé 2+2 le plus rapide du monde (la sculpturale HKII), et brilla en compétition, au Tour de France et au Rallye de Monte-Carlo avec son coupé le plus sportif, la Facellia à moteur Facel double-arbre, 20% plus puissante que les Porsche contemporaines...

 

 

(cliquez pour revoir l'émission)

https://www.tf1.fr/tf1/auto-moto/videos/grand-format-facel-vega-07014142.html

L'émission restitue l'essentiel de l'histoire exceptionnelle du grand créateur que fut Jean Daninos, et rend hommage aux experts qui se chargent aujourd'hui de rendre aux Facel-Vega leur splendeur originelle. L'évaluation de la cote actuelle est indiquée entre 100.000 et 500.000 euros, selon le modèle. Une émission à ne pas manquer pour mieux connaître ce constructeur de tout premier plan, qui succéda notament à Bugatti et fut choisie par les plus grands noms de son époque.

 

L'émission présente notamment "la voiture du Patron", la sensationelle Facellia Coupé 2+2 ex-Jean Daninos, propulsée par le double-arbre Facel-Vega. C'est sans doute (avec la Facel II) le plus beau dessin de tous les modèles de la marque - et elle est rarissime. Celle qu'Autodrome propose à la vente est célèbre, elle figure dans "Petits Meurtres d'Agatha Christie".

 


 

 

 

Avril 2022

 

 

 

Super, hyper, ultra... et puis ?

 

On oppose souvent qualité et quantité. L'évolution des automobiles de grand sport illustre bien la tendance actuelle à confondre le plus avec simplement la qualité d'un objet. C'est ainsi que les services marketing créent de nouveaux "besoins inutiles".

Pour les belles automobiles, pendant longtemps, une certaine surenchère de vitesse a coexisté avec une véritable inspiration qui rendait chaque modèle très différent de ses concurrents. Mercedes 300 SL, Aston  Martin DB5, Ferrari 275 GTB, Lamborghini Miura, Countach, Maserati Ghibli ou Bora... avaient chacune leurs spécificités et leur caractère bien affirmé. Aujourd'hui, on crée encore des voitures originales, mais pour les plus performantes, la course au "plus" s'intensifie : 1000 ou 1500 chevaux, voire davantage sont revendiqués, inutilisables pour l'écrasante majorité des acquéreurs. Qui donc exige sérieusement de pouvoir disposer d'une version "plus sportive" de la Bugatti Veyron ou Chiron, sinon simplement pour se distinguer des autres ?

 

Les prix des sportives haut de gamme ont été multipliés par dix en une vingtaine d'années. La Pagani Zonda déjà terriblement onéreuse, valait environ 350.000 € à sa sortie. Désormais plusieurs super ou hyper automobiles affichent des prix en millions d'€. On peut dire que, comme pour les marques de luxe, le tarif ne correspond plus aux qualités propres de l'objet ni à son prix de revient, mais à ce que les services marketing pensent pouvoir faire payer au client...

 

Ainsi, au début des années soixante, une Ferrari, qui était à l'époque le nec-plus-ultra des sportives, valait environ 70.000 "nouveaux francs" (apparu en 1960, il équivalait à 100 anciens francs), tandis que le premier prix d'une petite voiture, Renault 4 ou Citroën 2CV, était de 6 à 7000 nouveaux francs. Le rapport était donc "seulement" de 1 à 10 environ, ce qui était justifié non seulement par les performances et les caractéristiques techniques, mais aussi par la construction à la main par des techniciens hautement qualifiés, sans comparaison avec la fabrication à la chaîne en grande série des voitures courantes.

 

 

 

 

Annonces du début des années soixante. La Maserati 5000 GT revendiquait 270 km/h

Son V8 à 4ACT est celui de la 450S, victorieux à Sebring en 57 ; modernisé, il propulse la Bora

 

 

Aujourd'hui, le premier prix d'une Citroën C1 avoisine 12.000 €, alors que certaines ultra-sportives dépassent 3 millions d'€ (Aston-Martin Walkyrie, Lamborghini Sian, Bugatti Chiron...), voire pour des séries spéciales comme la Bugatti Centodieci, 8 M€. Ainsi, par rapport aux petites voitures économiques, les plus chères valent désormais non pas dix fois plus, mais plusieurs centaines de fois plus. Ces chiffres totalement déconnectés de la réalité ne peuvent se comprendre que comme un aliment à une hubris (mélange d'orgueil immodéré et de déraison causée par la puissance ou l'argent), qui consiste à exhiber sa fortune en dépensant des sommes indécentes, par exemple pour des villas ou yachts de plus en plus immenses, des baignoires en or et autres aberrations.

 

 

 

 

La "Chaos", annoncée en 2021 par la firme grecque Spyros Panopoulos Automotive : 3100 chevaux et 500 km/h ?

 

 

Un nouveau constructeur, Spyros Panopoulos Automotive, annonça voilà quelque temps la naissance prochaine de son modèle Chaos, revendiquant entre 2000 et 3000 chevaux avec son V10 de 4 litres, pour un prix annoncé entre 6 et 12 millions d'euros selon les versions. La firme avance des arguments techniques surprenants pour son "ultra-car" (sic), et des performances inouïes, comme une vitesse de 500 km/h, mais on a du mal à croire que ces chiffres seront atteints un jour. La surenchère continue donc pour le moment.

 

 

Un voyage dans le temps - d'un demi-siècle...

 

Les annonces ci-dessous, parues dans le journal Sport-Auto de juillet-août 1962, sont étonnantes, rétrospectivement, si l'on pense à la manière dont les automobiles de sport et de course se vendent aujourd'hui.  Ainsi, une Mercedes 300 SL est proposée à l'équivalent de 29.000 €uros (inflation intégrée dans le calcul) ; il faut aujourd'hui plus d'un million d'Euros pour en acquérir une. Evidemment, celle-ci a un moteur neuf, peut-être en échange standard, comme cela se faisait à l'époque, et c'était une plus-value. Aujourd'hui une sorte de tétichisme fait que beaucoup d'acheteurs sont excessivement attachés au numéro du bloc, même si le moteur est strictement le même à tous points de vue, le numéro n'étant qu'un simple repère dans une série de pièces par définition identiques entre elles.

 

On voit aussi que le célèbre collectionneur Serge Pozzoli recherchait déjà des Ferrari de course anciennes, de grande valeur historique, mais qui ne devaient pas intéresser grand'monde à l'époque. Enfin, le champion Bernard Consten demandait 18.000 Francs, équivalents à 40.000 € d'aujourd'hui (inflation prise en compte) pour sa Jaguar MKII révisée par le service course Jaguar. Rappelons que B. Consten avait été champion du monde des rallyes (classe Tourisme) en 1961, peut-être sur cette même Jaguar MKII.

 

 

 

 

Jaguar 3,8 l. MKII préparée, ou Mercedes 300 SL ? En Juillet 1962, la Jaguar valait davantage

 

 

 

 

Mars 2022 - Rétromobile (Paris)

 

 

 

 

 

 

Les salons d'automobiles anciennes permettent d'admirer des modèles très rares, et sont aussi un moment de rencontre avec d'autres enthousiastes. Cette année à Rétromobile, un grand plaisir s'offrait aux amoureux d'italiennes classiques : la "re-création" de la mythique Countach LP500. Ce prototype - intialement conçu avec un moteur de 5 litres, d'où son appellation - fut à l'origine de la célébre lignée. Hélas; il fut détruit, cédant la place à la LP400, équipée d'un V12 4 litres, produite par la suite en à peine 150 exemplaires. Très proche esthétiquement de la LP500, à l'exception des prises d'air latérales, la première Countach est une des voitures les plus importantes du XXème siècle par son esthétique incroyablement audacieuse et la cohérence magistrale de son dessin. Une création signée par le génie Marcello Gandini, qui dessina aussi la Miura...

 

 

 

 

C'est un célèbre collectionneur de Lamborghini qui a commandité cette "résurrection" spectaculaire, et certainement coûteuse. Cependant, si certains déplorent les prix invraisemblables qu'atteignent les super ou hyper automobiles d'aujourd'hui (et même "supra", voir ci-dessous), cette fois on ne peut qu'applaudir ce travail remarquable d'une fidélité quasiment parfaite. Cette reconstruction s'est effectuée sans prétendre - contrairement ce qu'a fait un richissime propriétaire états-unien avec une Enzo re-carrossée - "inventer" un nouveau modèle... Cette merveille demeurera une reproduction, sans aucune ambiguïté ni appropriation abusive, et qui réjouit des millions de passionnés et connaisseurs.

A propos de la Countach LP400 et de Marcello Gandini, lire aussi cette page : quelques_jours_autodrome_2021.

 

Ci-dessous à l'attention de ceux qui n'ont pas eu la possibilité de visiter ce salon Rétromobile 2022, un aperçu de quelques véhicules remarquables parmi d'autres.

 

 

 

Midual Type1

 

Cette motocyclette française a fait l'objet d'un développement de près de quinze années, et elle est exceptionnelle

par plusieurs aspects: cadre en fonte d'alliage léger d'une pièce formant réservoir (performance technique unique),

remarquable bicylindre "boxer" 1000 cc implanté dans l'axe de la machine, et qualité de fabrication hors-pair

Chaque moto Midual est construite individuellement avec la finition exclusive demandée par le client

 

 

 

Deutsch-Bonnet DB2, prototype aérodynamique (1938)

 

Cette Deutsch-Bonnet était à l'origine un coupé, modifié en 1945 pour adopter cette carrosserie très réussie

abritant un 4-cylindres Citroën de 2 litres de 75 chevaux, qui permettait d'atteindre une vitesse de 160 km/h

 

 

 

Facel-Vega Coupé 2+2 (1963)

 

Cette très élégante et rare Facellia - 48 exemplaires seulement dans cette version - rappelait opportunément que le modèle fut plusieurs fois

victorieux en course : Rallye de Monte-Carlo, Tour de France... La Facellia est la seule Facel-Vega avec un moteur de marque Facel

Ce 1600 cc à 2 ACT était, à cylindrée égale, 20% plus puissant (115 ch) que la Porsche 356 SC contemporaine (95 ch.)...

 

 

 

Tablot-Lago Sport T14 (1957)

 

Cette très intéressante Tablot-Lago Sport T14, dotée d'un moteur 2,5 litres, était présentée en enchères par Artcurial

Sa ligne originale et profilée, autant que son état d'époque très émouvant évoquent un voyage dans le temps...

 

 

 

Maserati Bora "Groupe IV" (1973)

 

La Bora possède un ADN de compétition par sa conception proche des prototypes, sa ligne aérodynamique et son moteur,

issu du développement des glorieuses Maserati de course, alors rivales notamment des Ferrari. L'impressionnante

version Gr. IV s'avère d'ailleurs aujourd'hui extrêmement performante dans sa catégorie en compétitions historiques

 

La Bora Gr IV ci-dessous, encore plus spectaculaire, fut présentée au Concours d'élegance de Chantilly 2014

 

 

 

 


D'autres jours chez Autodrome : 2021... 2020, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012 / 2010-11 / 2008-9 / 2006-7 / 2003-5 / 2001-2  

L'aventure Autodrome a commencé dans les années soixante, lorsque les frères Levy, passionnés d'automobiles sportives commencent à acquérir leurs premiers "pur-sang", Facel-Vega Facellia,

Alfa-Romeo Giulietta, R8-Gordini, Lotus Elan, Lotus Europe, Maserati Mexico, puis Ferrari et Lamborghini, Aston-Martin, Lancia...

Neldo Levy (Autodrome Paris), et sa première Ferrari

Michel Levy dans les années 80, avec la Miura S blanche de la collection familiale

 

Tel. +33 (0)630 096 491 / +33(0)686 699 827 - Livraison France et international - English website:

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Quelques automobiles que vous auriez pu acheter chez Autodrome Paris ou Autodrome Cannes...