AUTODROME PARIS 

 

AUTOMOBILES EN VENTE


Conseil en patrimoine Automobile Classique - Spécialiste Lamborghini, Ferrari, Maserati, Pagani, Aston Martin

 

 

Quelques jours chez  AUTODROME  Paris, au fil du temps

 

 

Cette chronique est un aperçu de l'activité ordinaire d'AUTODROME, laquelle est parfois plutôt...extraordinaire !

 

 

 

Juin 2021

 

 

Les objets anciens de collection sont souvent de dimensions très différentes de leurs équivalents modernes. Pour les appareils électroniques, il va sans dire que les tailles ont fortement diminué. Au contraire, les voitures d'aujourd'hui se signalent souvent par un gonflement et un alourdissement des lignes, autant que de leur poids. Sur la photo ci-dessous - non retouchée - le contraste est presque incroyable ; certes la Ghost n'est pas petite, avec ses 5,75 m., mais ce n'est pas la plus grande de la gamme Rolls-Royce.

 

 

 

Lotus Europe Série 1, 1968 - à peine 500 exemplaires construits. La S1 est la plus légère, la plus rapide, et la plus rare: à peine quelques-unes ont survécu en aussi bel état

 

 

Ce caractère contenu et ramené à l'essentiel, de certaines automobiles d'époque est fascinant. D'autant plus qu'il s'accompagne souvent de nombreuses qualités qui y sont liées : leur conception est élégante, intelligente et fonctionnelle, leur entretien est simplifié par l'absence d'électronique, leur comportement est vif, avec des commandes directes, et on ne se lasse pas de la pureté de leur dessin. Ces merveilles ont été conçues et construites par des ingénieurs et techniciens de premier plan, qui ne s'encombraient guère de marketing mais s'efforçaient de faire valoir leurs idées et leur talent par des réalisations originales, innovantes et audacieuses, souvent issues de la compétition. Ce n'était pas la débauche de chevaux ou la "V. Max" qui comptait en premier lieu, mais bien de créer une automobile de fort caractère, et qui ressemblait à son créateur.

 

Comparons avec une biplace d'aujourd'hui : une Mazda MX-5 pèse une tonne, soit 400 kilos de plus que la très fine et très légère Europa Série 1 (600 kg à peine). Une Porsche Turbo pèse aujourd'hui 1,6 tonne, soit près du triple de l'Europa créée par le génial Colin Chapman, il y a soixante ans... Tout est dit : voilà l'essence même d'une époque révolue mais qui revit brillamment dès que vous prenez le volant d'une sportive classique !

 

 

 

 

 

Mai 2021

 

 

L'ère du plagiat : nous avons souvent évoqué la regrettable pratique du plagiat (ou du copiage) dans le monde autotombile.Certain groupes ont réutilisé des noms célèbres du passé (GTO, GTB, Ghibli, SLR, Superfast, California, ...) pour tenter de mieux vendre des modèles modernes. Audi-VW a racheté le nom Bugatti, en tentant par la réutilisation de ce mot presque magique, de relier sa production aux automobiles légendaires d'Ettore Bugatti.

 

Récemment, pour faire la promotion de la 'Chiron, ce fabriquant n'a pas hésité à plagier la mise en image de la Lamborghini Pregunta dans les années 90. L'ex-directeur du Style de Bertone avait réalisé un court film montrant ce mythique prototype V12, l'ultime de l'ère italienne de Lamborghini, aux côtés de l'avion militaire Rafale... Dans ce cas précis, un lien concret existe entre les deux machines : la peinture ''furtive'' d'un gris de métal semi-mat, utilisée pour le Speedster Pregunta est celle de l'avion Dassault. Cette innovation stylistique, à une époque qui pour les carrosseries ne connaissait que le brillant, a depuis fait école, comme d'autres avancées esthétiques de la Pregunta dont le prototype EB112, puis la Veyron et la Pagani Zonda se sont inspirées.

 

 

 

 

 

 1998 : la Lamborghini Pregunta s'affiche avec le Rafale avec qui elle partage sa peinture furtive...

2021 : copiage de la même idée avec la VW-Bugatti Chiron ; un manque évident d'imagination !

 

 

 

 

La révolution stylistique de la Pregunta, provocante et d'un langage esthétique totalement neuf, a marqué l'histoire

 

 

 

Février 2020

 

 

Il est des voitures qui s'inscrivent dans la mémoire. Ceux qui ont assez vécu pour avoir vu, en 1968, les premières photos de la Chaparral 2H n'ont pas pu l'oublier...(A propos de ce constructeur de voitures de course d'avant-garde, on trouvera des informations sur notre page : www.autodrome.fr/chaparral.htm ). Le fondateur de la marque, Jim Hall qui était pilote lui-même, fut l'un des ingénieurs les plus innovants dans l'histoire de la compétition automobile.

 

 

 

Chaparral 2H

 

 

La 2H demeure, par son histoire inachevée, l'une des plus fascinantes et mystérieuses automobile de compétition.

Déjà durant son développement, cet ambitieux projet fut ralenti par l'accident grave de Jim Hall, survenu alors qu'il pilotait sa précédente création, la 2G. Après une difficile gestation, l'engin vu en public pour la première fois (ci-dessus) est déjà extraordinaire: la voiture est profilée comme un missile, elle est vingt à trente centimètres plus étroite que ses concurrentes pour réduire le maître-couple et accroître la vitesse, elle possède un châssis coque en composite avec à l'arrière un Pont De Dion en aluminium, adapté aux énormes pneus de vingt pouces de large.

 

 

 

Sous le capot de la 2H : l'étroitesse de la voie et la largeur des

pneumatiques ont conduit à l'utilisation d'un pont De Dion

 

 

Cependant le concept intial était encore bien plus avancé et audacieux : le pilote devait occuper un cockpit fermé complètement immergé dans le fuselage, la visibilité (précaire) étant assurée par des panneaux vitrés et des miroirs. Cette innovation fut cependant irrévocablement rejetée par le pilote John Surtess que Chaparral avait engagé. Surtess jugea la position de conduite trop dangereuse, peut-être pour n'avoir pas voulu essayer sérieusement de s'y accoutumer. Car Jim Hall était aussi un excellent pilote et il n'aurait certainement pas construit une voiture inconduisible. Toujours est-il que ce blocage de la part de Surtess obligea Hall, alors incapable de piloter lui-même à cause des suites de son accident, à accepter de refaçonner le poste de pilotage, qui devint ouvert, le siège étant nettement surélevé, ce qui retirait une grande part de l'avantage aérodynamique de ce concept.

 

Ces seules deux photos, rarement vues, témoignent de la stupéfiante réalité du prototype dans sa toute première version, qui était bel et bien opérationnel...Sur la première, on voit la voiture en travaux avec son cockpit entièrement clos et la ligne absolument radicale, sans aucun appendice aérodynamique, d'une voiture qui était conçue pour atteindre une vitesse maximale supérieure à toute autre.

 

 

 

 

Grâce à la seconde photo, floue mais qui semble non retouchée, on peut imaginer la fabuleuse vision qu'aurait été cette voiture révolutionnaire en course. On dit qu'elle était si légère qu'on pouvait à l'accélération faire décoller les roues avant. Cette anecdote révèle peut-être un déséquilibre relatif de répartition des masses (les radiateurs étaient en effet à l'arrière), soit un phénomène de portance imprévue sur le prototype d'étude ; mais cela pouvait sans doute être corrigé soit par une refonte de la forme avant, soit par une modification des suspensions ou de la répartition du poids sur les trains roulants.

 

Cependant, faute de temps sans doute, ce furent deux ailerons latéraux avant qui permirent de procurer une stabilité suffisante. En plus du cockpit ouvert et du réhaussement de la position du pilote, les premieres observations conduisirent à ajouter d'abord un aileron arrière mobile, puis une énorme aile centrale (fixe) reposant sur deux mats démesurés, semblant une tentative désespérée de rattrapper par un geste spectaculaire l'échec navrant de ce projet fulgurant. La Chaparral 2H, ou plutôt sa version normalisée et dénaturée, n'eut pas le succès en course que promettait son concept visonnaire.

 

 

 

 

Impressionnante et comme irréelle, la Chaparral 2H attirait tous les regards

A noter la discrète trappe à l'avant, peut-être pour évacuer l''air provenant d'un aileron placé sous le nez

 

 

Personne ne comprit vraiment le calcul de Hall lorsqu'il installa cet aileron disproportionné

La 2H ne recueillit que des places d'honneur, mais Hall n'avait pas dit son dernier mot : il avait déjà en tête la 2J...

 

 

 

 

 

 

Janvier 2021

 

 

Nous souhaitons sincèrement le meilleur à nos amis et clients pour cette nouvelle année - en dépit des incertitudes et des vents contraires !

 

L'un des fondateurs d'Autodrome exerce le métier d'écrivain, parallèlement à ses recherches en histoire de l'automobile. Ce mois de janvier voit la parution de son dernier ouvrage : Chaque jour au matin. Ce recueil de neuf nouvelles originales est écrit dans une belle langue que nos visiteurs ont pu apprécier dans le Bulletin d'Autodrome, et dans la présente chronique. Ce livre emporte le lecteur dans des récits très singuliers, ancrés dans le réel mais toujours surprenants par quelque détour ou rencontre jamais imaginés, et peuplés de personnages très attachants que l'on suit pas à pas au détour de chaque page.

 

 

 

 

La lecture est un des plus agréables moyens de se distraire en se cultivant. Refuge, source de rêve, de savoir ou de réconfort, elle nous procure certaines de nos plus belles heures et de nos grands plaisirs. Que nous soyons heureux, ou harcelés par des soucis, la littérature explore, éclaire et réinvente ce monde que nous croyons pourtant connaître, et nous révèle d’autres univers possibles.

Dans la fiction, un être irremplaçable et familier nous sert de guide : le narrateur. Invisible et attentif, il observe, parfois dans l’ombre complice d’une ruelle, ou penché vers une bouche qui murmure des mots que personne d’autre n’écoute. Il peut se travestir mystérieusement en l’un des personnages, ou se défausser en prétendant transcrire le récit d’un autre. Nous devrions lui être reconnaissants, davantage qu’à l’auteur, dont le statut est plus notoire. Car c’est par l’entremise du narrateur, ouvrier dévoué et infatigable, que l’écrivain nous parle. Certes nous ne pouvons écarter certains soupçons : est-il neutre ou partial ? Son rapport est-il aussi exhaustif qu’il semble ? Oserait-il nous tromper, altérant les faits, les paroles ? On a lu des livres de criminels manipulateurs présentant leur histoire comme la confession d’un innocent, et des ouvrages qui paraissent écrits par des fous, et l’ont peut-être été. Mais vérités et imagination font en somme bon mélange, quand les livres prennent leur envol, emportant nos esprits en passagers.

Qui saura comment fut forgée une légende, dans la nuit du temps ? Les premières fictions n’ont pas d’auteur identifié, mais il fallut quelqu’un, un jour pour les narrer. Celle par exemple du Golem, dans laquelle des rabbins entreprennent - démence ou orgueil - de créer un être humain à partir d’une poignée de terre mise en forme à leur image. A-t-on cru, en des âges reculés, brièvement insuffler la vie à ce qui n’était que poussière ? Celui qui le premier, Mésopotamien ou Sumérien, raconta le mythe du Déluge, n’a-t-il pas imaginé, pressenti, - su peut-être ? – que la glace des pôles pourrait bien un jour redevenir de l’eau, annonçant la fonte des rêves de l’Humanité ?

A l’aube de l’art littéraire, quel obscur scribe, barde ou griot a le premier cédé sa place, et donné la parole au narrateur ? L’a-t-il fait pour esquiver les critiques, à l’abri d’un homme de paille, ou bien cet artifice devait-il renforcer la vraisemblance de son récit ?... Il est en tous cas délicieux d’embarquer pour une aventure, vraie ou possible, en écoutant ce compagnon fidèle et irremplaçable. 

 

 

On peut se procurer Chaque jour au Matin dans les bonnes librairies, y compris en ligne. Pour ceux qui aimeraient avoir un avant-goût, l'éditeur propose quelques pages en lecture libre sur son site : https://www.editions-infimes.fr .

Cette nouvelle année verra-t-elle la situation s'améliorer, et peut-être même la crise prendre fin ? Malgré nos inquiétudes et frustrations actuelles, l'horizon se dégagera tôt ou tard. Alors, entre temps, histoire de s'évader un moment et d'oublier un peu contrariétés et difficultés, on peut choisir de se plonger dans un bon livre...

 


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L'aventure Autodrome a commencé dans les années soixante, lorsque les frères Levy, passionnés d'automobiles sportives commencent à acquérir leurs premiers "pur-sang", Facel-Vega Facellia,

Alfa-Romeo Giulietta, R8-Gordini, Lotus Elan, Lotus Europe, Maserati Mexico, puis Ferrari et Lamborghini, Aston-Martin, Lancia...

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Michel Levy dans les années 80, avec la Miura S blanche de la collection familiale

 

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Quelques automobiles que vous auriez pu acheter chez Autodrome Paris ou Autodrome Cannes...