Matra-Bonnnet Djet VS Gordini, mid-engined at AUTODROME PARIS

  AUTODROME PARIS 

 

AUTOMOBILES D'ART

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MATRA-BONNET Djet V-S Gordini 1100 (1966)

Moteur Gordini 1108 cm3 à chambre de combustion hémisphérique, deux carburateurs double-corps

L'une des très rares survivantes dans un tel état non modifié : moteur, boîte, intérieur, carrosserie, couleur

[ English ]


 

La voiture mise en vente

 

Notre Djet VS équipée du moteur Gordini 1100 a été fabriquée en 1966. Les exemplaires tels que sortant d'usine sont rarissimes

 

 

La Djet VS est l'héritière directe de la première Djet prototype des 24 H. du Mans 1962 avec le légendaire moteur Gordini

Ce modèle est à la source de l'aventure Matra en compétition, couronnée par 3 victoires au Mans et un titre mondial de Formule 1

 

Pour voir directement à la voiture en vente : cliquez ici


 

Historique : comment René Bonnet inventa la Djet

Dans les années 50/60, les DB de Charles Deutsch et René Bonnet s'illustrèrent dans les plus grandes épreuves, Sebring, Monte-Carlo, Mille Milles... Aux 24 H du Mans DB remporte six fois l'indice de performance et plusieurs victoires de classe), et une DB termine même 9ème au classement général en 1960. En 61, cinq DB finissent la course alors que seules 22 voitures sont à l'arrivée : démonstration magistrale pour les sportives signées Bonnet et Deutsch.

 

   

A g. : en 1961 René Bonnet présente la barquette DB à moteur central, profilée par l'aérodynamicien Jacques Hubert

Ce dernier dessina ensuite la René Bonnet Djet qui en est inspirée, puis la Moynet-Simca prototype des 24 H du Mans

A dr.: la première Djet aux 24 h du Mans 1962. La version routière, qui est la première GT de l'Histoire à moteur central, est disponible peu après.

 

 

 

Après leur séparation en 1961, Deutsch continue avec Panhard (et crée la marque CD), tandis que René Bonnet allié à Renault commence à concevoir des voitures de sport et de course révolutionnaires.

 

La première Djet est un prototype de compétition à moteur central Gordini engagé d'abord aux 1000 km du Nurburgring 1962, puis aux 24 H. du Mans où elle termine à la 17ème place malgré la perte de la quartième vitesse à huit heures de l'arrivée !

Quatre mois seulement après la course, la Djet de route est présentée : profilée, ultra légère grâce à sa carrosserie en fibre de verre et puissante avec son 1100 cm3 Gordini de près de 100 chevaux, elle est quasiment identique au prototype du Mans : c'est la première voiture de route à moteur central arrière de l'Histoire.

 

 

http://www.autodrome.fr/Rene-Bonnet-Team-Le-Mans_1962.jpg http://www.autodrome.fr/Rene-Bonnet-Djet-Nurburgring-1963.jpg

 

Le Mans 1962, René Bonnet présente son équipe ; au centre [N°46) la toute première Djet construite. A droite, les Djet aux 1000 km du  Nürburgring en 1963.

 

 

Le Mans 62: la Djet de Vinatier (moteur central) et la Ferrari GTO de Parkes/Bandini (moteur avant). La révolution a commencé

 

 

 

Basse, ultra-légère, efficace et diablement belle, la Djet est signée pas l'aérodynamicien J. Hubert

et pour le moteur, par l'ingénieur "sorcier" Amédée Gordini : environ 100 chevaux sur piste comme en ville !

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Matra fut ensuite Champion du Monde de Formule 1 en 1969 avec Jackie Stewart, et triple vainqueur au Mans (72-73-74 avec Pescarolo, Graham Hill, Larrousse...)

 

 

 

 

 

 

Matra MS80 et MS670, deux légendes du Sport Automobile

 

 

Au salon de Paris 1964, après le rachat de René Bonnet par Matra, la marque devient Matra-Bonnet (plus tard Matra-Sports) et présente les Djet V et Djet VS directement issus du premier Djet René-Bonnet. En exploitant l'expérience du Djet victorieux de sa classe au Mans 63, la carrosserie est légèrement modifiée: l'arrière est allongé, la prise d'air avant agrandie, le hayon ouvre dans le bon sens et une lame de pare-chocs remplace les butoirs arrière.

 

 

 

Photos publicitaires Matra-Sports

 

 

Documents Matra montrant l'implantation du moteur identique à celle des monoplaces de la marque

 

 

Youri Gagarine, premier homme dans l'espace, prend livraison de sa Djet VS à Moscou. Le nom "Djet", et plus tard "Jet", évoque les avions à réaction et les fusées

 

 

 

La Djet V possède un moteur Renault à simple carburateur, tandis que la Djet VS, fidèle aux prototypes du Mans, est propulsée par le moteur Gordini 1108 cc muni d'une culasse à chambres de combustion hémisphériques et de 2 carburateurs double corps, développé par Amédée Gordini pour la compétition. Avec une centaine de chevaux pour 600 kilos, la voiture atteint 195 km/h et sa conception à moteur central lui confère un comportement digne d'un prototype de course. A peine 355 Djet VS ont été construits (contre plus de 900 exemplaires de la Jet V, beaucoup plus courante). La Djet VS valait alors 21.000 Francs, trois fois le prix d'une Renault 8. A peine une centaine ont survécu, et fort peu ont été preservées en état conforme à la fabrication d'usine, ce qui rend ces ultimes exemplaires intacts très précieux pour les passionnés.

 

 

 

Le châssis des Djet de route conserve une structure tubulaire comme le prototype du Mans, mais une poutre d'acier en est l'ossature centrale

La carrosserie en fibre de verre participe à la rigidité. A droite, châssis équipé du moteur Gordini. A noter les différentes versions de l'échappement.

 

 

De la piste à la route : photo de gauche, RB Djet à Sebring en 1962 ; à droite, les Matra Djet au Salon de Paris 1966. Notez la Matra MS5 Formule 3 au fond du stand.

A son volant Johnny Servoz-Gavin devint Champion de France de F3. Elle donna naissance la Matra F1, pilotée notamment par Jackie Stewart et Jackie Ickx en 68

 


 

Amedeo Gordini

 

 

Amedeo Gordini (à droite) et Jean Rédelé en 1966 devant

le V8 développé par "Le Sorcier" pour une future Alpine de Formule 1

 

 

 

Né en Italie près de Maranello, Amedeo Gordini commence sa carrière comme pilote de course sur des Simca et Fiat, qu'il modifie avec succès. Naturalisé français, il dessine et construit son premier châssis en 1946 à Paris, et les victoires des Gordini seront nombreuses, avec au volant Wimille, Behra, Sommer, et Juan-Manuel Fangio, entre autres champions.

 

Les voitures d'Amédée Gordini brilleront bien sûr notamment en Grand Prix (une vingtaine de victoires entre 1945 et 1955) et aux 24 Heures du Mans (cinq victoires de classe). Une Gordini T15 S a remporté le Tour de France en 1954. Le talent de cet ingénieur hors-pair, "magicien" ou "sorcier", selon ses surnoms de l'époque, permettra aussi à la Renault Dauphine-Gordini de remporter le Rallye de Monte-Carlo 1958, le Tour de Corse et la Coupe des Alpes. Le point d'orgue d'une longue série de centaines de victoires en course est le triomphe d'une Alpine Renault aux 24 H du Mans en 1978, avec un moteur V6 portant la marque Renault-Gordini.

 

 

 

A gauche : Gordini T16 Formule 1 (1952, estimée plus d'un million d'Euros par Artcurial) ; à droite, Da Silva-Ramos sur la T32 au GP de France F1 à Reims en 1956

 

 

La Gordini 3 litres de Simon-Behra aux 24 H du Mans 1954 ; une autre Gordini remportera la sixième place

 

 

A gauche : GP de la Marne 1952, Behra (Gordini) double Ascari (Ferrari). Behra finira vainqueur. A droite : Gordini Sport 1953

 

 

Gordini et son premier moteur, un 6 cylindres 2 litres 2ACT de 175 chevaux (1952). Au centre: Jean Behra au GP de Hollande, sur Gordini T16

A droite : Graham Hill aux essais du GP de Pau F2 -1964, sur Alpine à moteur Gordini double ACT, dont le bloc est d'origine Renault

Ce moteur est très voisin du premier moteur Renault-Gordini des René-Bonnet Djet des 24 H. du Mans 1962

 

 

Amedeo Gordini dans son atelier, ingénieur autant que mécanicien

 


La voiture mise en vente :

 

 

 

Notre Matra-Bonnet Djet VS Gordini proposée à la vente. Telle que sa glorieuse époque l'a connue, et grisante à piloter

Etudiée aérodynamiquement pour la course, cette berlinette Djet biplace est un modèle rare et historiquement important

 

 

Le profil est d'une élégance pure et sportive qui n'a pas pris une ride. La silhouette, du cockpit jusqu'à l'aile et au capot avant, évoque l'Alfa-Romeo GTZ

C'est la première GT d'une marque qui allait remporter trois fois les 24 H du Mans, et être Championnne du Monde de Formule 1

 

 

 

 

Vue sur le légendaire Gordini 1108 cm3: culasses alliage, chambres de combustion hémisphériques, 2 carburateurs double-corps - un pedigrée de course

Le pilote et le moteur partagent le même espace pour une symphonie mécanique... La Djet est éligible dans de nombreuses épreuves historiques

 

 

 

Le cockpit est quasiment identique à celui du prototype Djet du Mans 1962...Les sensations à bord sont grisantes.

 

 

 

Notre recherche historique sur cette automobile a révélé qu'elle a été produite en Mars 1966, et vendue neuve par l'usine au concessionnaire Matra de Sète. Il semble que la voiture n'ait eu que trois propriétaires ; le premier l'a conservée dans sa collection personnelle, puis l'a léguée à son fils, avec qui nous avons pu parler. Cette voiture a été restaurée professionnellement par ce dernier depuis le châssis voilà une vingtaine d'années. Le propriétaire suivant a entrepris une réfection complète du moteur (soupapes, coussinets, segments, chemises, etc..) et de divers autres élements et pièces d'usure, toujours dans le strict respect de l'intégrité historique, des pièces et matériaux d'origine. Une petite latitude d'exception a été consentie: le vase d'expansion du circuit de refroidissement a été refabriqué à l'identique en acier inoxydable, amélioration bienvenue quand on sait la propension de cette pièce à la corrosion, et la bobine est de type compétition, assurant un allumage plus régulier et puissant à tous les régimes.

 

La voiture fonctionne à merveille, ne chauffe pas, ne fume pas, et sans vibration anormale. Les vitrages sont en excellent état, ainsi que les chromes, y compris les enjoliveurs d'époque, et la sellerie. Le volant bois Moto-Lita d'époque ajoute encore au plaisir incroyable de conduire cette GT racée. Le garnissage intérieur de l'échappement est de type à absorption: il ne bride pas la sortie des gaz et respecte pleinement la sonorité grisante du célèbre moteur Gordini né pour la course.

 

Il est à souligner que la production très limitée des René-Bonnet et Matra-Bonnet (production qui s'est ensuite amplifiée avec Matra-Sports) confère aux exemplaires authentiques encore en existence un intérêt historique particulier. A chaque période correspondent des caractéristiques qui rendent ces automobiles très attachantes et singulières. Ainsi en 1966 les Djet VS étaient munies de feux arrière dépourvus de chrome (contrairement aux modèles 65 à entourages de feux chromés). Pour des raisons commerciales, en effet, les feux ornés de chrome furent réservés cette année-là à la finition Luxe, d'ailleurs un peu alourdie esthétiquement par un large pare-choc avant. Ensuite, à la fin 66, le chrome revint sur toutes les versions. L'intérêt de ce détail remonte aux premières Djet fabriquées par René-Bonnet en 62 et 63: à cette époque des tout débuts, la marque, de tradition artisanale, utilisait ces mêmes feux sans chrome pour leur coût modéré. C'est l'esprit même des voitures de sport de l'époque : obtenir le maximum de performance par une conception intelligence de tous les éléments, soigneusement calculés, et éliminer le superflu.

 

 

 

 

 

 

 

La voiture que nous vendons possède ces rares feux arrières sobres sans ornementation de chrome, et elle est également signée du monogramme Matra-Bonnet, qui atteste de l'ascendance directe avec René-Bonnet. Peu après, la marque devint "Matra-Sports", assez injustement d'ailleurs, compte tenu de la filiation directe de la Djet V / Djet VS avec la permière Djet créé par René Bonnet.

 

Cette voiture est doté d'options d'usine rares:

 

Volant Moto-Lita en bois (facturé à l'époque 250 Francs)

Les béquilles de lunette arrière permettant une aération totale par temps très chaud (70 Francs)

Le rétroviseur d'aile type "obus" (51 Francs, à poser)

L'avertisseur sonore "hypersonique Fulgor" deux-tons (130 Francs)

 

La voiture possède également les feux jaunes d'époque, avec une boîte d'ampoules de rechange, roue de secours, cric, et les très rares pare-soleil en mica teinté brun, articulés sur un support chromé. Par sécurité et pour protéger la charge de la batterie, un coupe-circuit électrique a été installé discrètement sous le tableau de bord, bien pratique pour démarrer facilement même après un arrêt prolongé au garage.

 

 

 

 

Rares options d'usine : les béquilles qui permettent d'entrouvrir la vitre arrière en cas de très forte chaleur, et le rétroviseur obus chromé.

 

 

Les feux anti-brouillard encastrés sont les authentiques Marchal d'usine et d'époque

 

 

 

 

C'est donc une opportunité rare d'acquérir un exceptionnel exemplaire d'une voiture très célèbre, la toute première des biplaces à moteur central directement issues de la compétition. Les Dino, Miura, De Tomaso Mangusta, Ferrari BB et quasiment toutes les "supercars" modernes ont repris cette implantation moteur initiée par la première Djet aux 24 H du Mans 1962, puis sur les routes dès 1963. L'importance historique du modèle est donc considérable.

 

La plupart des Djet en vente sont des Djet V, qui reste la version la plus courante. Seule la Djet VS bénéficie des caractéristiques uniques du Gordini 1100, culasse "cross-flow" à chambres hémisphériques à grandes soupapes en V, deux carburateurs double corps, arbre à cames "pointu", tubulures d'admission et d'achappement spécifiques, qui en font un véritable moteur de course à peine assagi - la puissance et la sonorité en sont des signes évidents et bien agréables. C'est sur la Djet que ce moteur Gordini a été employé pour la première fois. Par la suite il fut choisi pour motoriser la première R8 Gordini 1100.

 

Les Djet VS Gordini sont très peu souvent disponibles à l'achat. Et encore, beaucoup d'entre elles, hélas pour le Collectionneur, ont été altérées par des modifications souvent anachroniques: moteur de R5, boîte de R12, modifications des trains roulants, de la carrosserie, des sièges... Les exemplaires en excellent état et non modifiés sont presque impossibles à trouver ; leur valeur s'apprécie avec les années.

 

 

 

Les courroies de fermeture du capot moteur relient la voiture à toute une époque ; le magnifique volant Moto-Lita est une option usine

 

 

PRIX  : Trop tard

 


 

Tel. +33 (0)630 096 491 ou  +33(0)686 699 827 Fixe : +(0)1 45 31 12 49 - Livraison France et international  - English website:

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MATRA-BONNET Djet V-S 1966

 

 

Original Gordini 1108 cc engine with hemispheric combustion chambers and two dual-barrel Carburetors

Unmodified engine, gearbox, bodywork, cockpit

 

 

A timeless, aerodynamic design, originally created for the Le Mans prototype Djet in 1962

This beautiful GT was far ahead of its time : the Djet was the very first mid-engined road-car in History

 

 

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The French "Djet" : a fabulous story born on the race tracks...

 

In the 50s and 60s, Charles Deutsch and René Bonnet created racing and sports cars powered by small-displacement engines, but engineered to an extremely high level. The make DB for Deutsch and Bonnet) actually won many races in their class, including Le Mans, Sebring, Monte-Carlo, Mille Milles... At the 24 H of Le Mans DB wins five times the "Performance Index" and a couple of class victories. A DB incredibly finished 9th overall in 1960. In 1961, five DB made it to the chequered flag, whilst merely 22 cars finished the race.

 

After their separation in 1961, Deutsch continues with Panhard and founds the make CD, whilst René Bonnet partners with Renault to create revolutionnary racing and sports cars : the first Djet - with engine in central positon behind the driver - was a racing prototype first seen at the 1000 km of the Nürburgring 1962, then at the 24 H. du Mans. Four months later, a road-legal version of the Djet begins to be manufactured and sold : it is simply the first mid-engine Sports Car in History. This first commercial Djet is simply the Le Mans René Bonnet Djet slighly detuned to be homologated...A Golden Age for sports cars !

 

 

http://panhard.racing.free.fr/wp-content/uploads/DB-45-2.jpg   

René Bonnet presents the first mid-engined DB, designed for the 24 H du Mans 1961. Aerodynamics are by Jacques Hubert.

Hubert also designed the mid-engined Djet René Bonnet, and the Simca-powered Moynet Prototype raced at Le Mans in the 70s

http://www.autodrome.fr/Rene-Bonnet-Team-Le-Mans_1962.jpg http://www.autodrome.fr/Rene-Bonnet-Djet-Nurburgring-1963.jpg

 

Le Mans 1962, René Bonnet presents his racing Team ; N°46 is the very first "Djet", powered by Gordini engine. Right: 1000 km of the Nürburgring in 1963.

 

Le Mans 62: a Djet driven by Vinatier (central engine) and Mike Parkes' Ferrari GTO (front engine): a revolution begins

 

 

 

Aérodynamic, ultralight, designed for racing and so attractive:1962 Djet by Monsieur René Bonnet, Jacques Hubert (bodywork),

 and engine by "The Sorcerer" Amédée Gordini - around 100 BHP / litre on the track as well as on the road !

 

More information & pictures about the History of the Djet : please click HERE

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Matra was Formula 1 World Champion in 1969 with Jackie Stewart, and triple Le Mans winner (72-73-74 : Pescarolo, Graham Hill, Larrousse...)

 

 

 

 

 

 

Matra MS80 et MS670, two Motor Sports legends

 

 

At the Paris Motor Show in 1964, after the take-over of René Bonnet by Matra, the name becomes Matra-Bonnet (and eventually Matra-Sports). Production continues with the Djet V and Djet VS, receiving some improvements : longer rear boot, slightly enlarged front air intake, and single-blade rear bumper. The Djet VS still boasts the fabulous Gordini engine raced at Le Mans. The Alpine Le Mans prototypes were also powerd by 4-in line Gordini engines.

 

 

 

 

Advertisements Matra-Bonnet / Matra-Sports

 

 

Matra highlighted the racing origin of the central engine, a structure which is identical to the Matra single-seaters.

Right, Youri Gagarine, first man in outer space, proudly receives his Matra-Bonnet Djet VS in Moscow.

 

 

 

The Djet V has a single carburetor Renault engine, mildly tuned by Matra, whilst the Djet VS, similar to the Le Mans prototype is powered by the Gordini 1108 engine with hemisphéric combustion chambers, 2 double-barrel cabruretors, développé. With around 100 BHP for only 600 kilos, the Djet VS clamied a top speed of 195 km/h and its central engine structure makes its driving sensations close to a racing prototype. Hardly 355 Djet VS were ever built (whilst over 900 "economical" Jet V were built). Our estimate is that only about fifteen to twenty remain in a completely orignal, un-modified conditions.

 

In the sixties, the Djet VS cost 21,000 Francs, three times the price of a Renault 8 sedan. The Djet was actually one of the very first French GTs, and of course the only one with central engine.

 

 

 

The chassis of the road-legal Djet retains a tubular space frame, as the Le Mans prototype but recives a central steel beam

Right:  chassis with the Gordini engine fitted with two double-barrel carburetors

 

 

From the race track to the street ... Left : RB Djet at Sebring in 1962 ; right: Matra Djet at Salon de Paris 1966. Note the MS5 Formula 3 at the bottom !

Johnny Servoz-Gavin was F3 France Champion with the MS5, which gave birth to the Formula 1 Matra MS10 driven by Jackie Stewart and Jackie Ickx in 1968

 


 

Amedeo Gordini

 

 

Amedeo Gordini (right) and Jean Rédelé, founder of Alpine, looking at the 1966 Gordini V8 engine

"The Sorcerer" Gordini and Redélé had a Formula 1 Alpine project, which alas never came to fruition

 

 

 

Amedeo Gordini was born in Italy near Maranello, but soon came to Paris as a racing driver, with Simca and Fiat models that he modified with great success ; Simca partnered with Gordini to prepare their engines for racing. Gordini designs and builds his first chassis in 1946. The legend begun...Gordini cars will be driven by the greatest Champions : Jean-Pierre Wimille, Jean Behra, Raymond Sommer, Juan-Manuel Fangio, amongst others.

 

The Gordini took many victories in Grand Prix races (about twenty between 1945 and 1955) and at the 24 Heures of Le Mans (five Class victories). But "The Sorcerer", as Amedeo was nicknamed, also created the Renault Dauphine-Gordini, which will win the Monte-Carlo, the Tour de Corse and the Coupe des Alpes. A Gordini T15S won the Tour de France in 1954. Finally, the culmination of hundreds of successes of the make Gordini was the victory of an Alpine-Renault at the 24 H du Mans 1978, powered by a turbo-charged V6 bearing the name Renault-Gordini.

 

 

 

Left: Gordini Type 16 Formula 1, estimated over one million € by Artcurial. Right, Da Silva-Ramos drives the Gordini T32 at the GP de France F1 in Reims (1956)

 

 

The 3-litre Gordini of Jean Behra at the 24 H du Mans 1954 ; another Gordini won its Class and took 6 th position overall

 

 

Left : GP de la Marne 1952, Behra (Gordini) overtakes Ascari (Ferrari). Behra  will win the race. Right: Gordini Sport 1953

 

 

Left : Gordini with his first engine, a 2-litre straight-six 2-OHC delivering 175 BHP (1952). Centre: Jean Behra at the Netherlands GP, with Gordini T16

Right: Graham Hill at the trials session of GP de Pau F2 -1964 on the Gordini-powered Alpine.

This 2-OHC engine is very close to the first Renault-Gordini used by the Djet at the 24 H. du Mans 1962

 

 

Amedeo Gordini in his workshop :

 


 

The car for sale :

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Djet 5S is a real time-warp, she is one of only a handful still in this condition : un-modified engine, gearbox, bodywork, wheels, interior...

Powered by the race-derived Gordini 1100 engine, this spectacular Matra-Bonnet is a thrilling sports-car of Historical importance

 

 

Based on the experience acquired with the Aérodjet - Le Mans 1963 Class winner - the production Djet (under the name René-Bonnet, then Matra-Bonnet and finally Matra-Sports) was a fascinating "race car for the road". Even though the tubular chassis of the first production cars was eventually replaced by a simpler central steel beam, this no-compromise two-seater berlinette designed for performance, was three times more expensive than a Renault 6 sedan.

 

In April 1965, two models were available : the Djet V and Djet VS. The basic Djet V is fitted by the 1100 cc Renault mildly tuned to 70 HP, whilst the Djet VS is powered by the remarkable race-derived Gordini 1100 delivering 95 HP, with a weight of only 600 kg. The Djet VS is obviously the most sought-after by Collectors, and is also the rarest : only 355 were ever built, whilst over 900 Djet V have been delivered. Furthermore, the Djet VS survivors are merely a hundred, of which the majority has unfortunately been altered with modern engines, non-original gearboxes, wrong wheels and/or badly transformed bodywork and interior.

 

 

 

 

 

Our example offers the sober and rare "no-chrome" rear clusters, only fitted on the Djet VS during year 1966, and identical to the first René-Bonnet Djet

Note the "Matra-Bonnet" name, only found on the early Matra production, keeping up with the René-Bonnet DNA

 

 

 

Our Jet 5 S, is a "Matra-Sports" built in April 1966, in excellent authentic condition, and a matching colour and engine car. Based on our historic research, this fine automobile was first sold by the Matra-Bonnet dealer in Sète (South of France), and the car has had three French owners, the first one being a Collector, then the car passed to this gentleman's son, and the last owner kept her for almost twenty years.

 

A careful frame-off restoration was completed in the nineties (documented) paying special attention to preserving as much as possible all original components, which keeps the authentic integrity and "flavour" of the past. More recently the engine was completely overhauled with very few kilometers since. All the components of the car are authentic and as the car left the factory : engine, gearbox and tramsission, bodywork, interior uphosltery and accessories, including the elegant 15'x4,5' wheels  - and not smaller or bigger ones frequently fitted on the majority of the Djets.

 

 

 

Rare Moto-Lita optional steering wheel. The cockpit is almost identical to the Le Mans Djet prototype... Driving sensations are additive.

 

 

A stunning design, reminiscent of the Ferrari GTB and Alfa-Romeo Tubolare - but the Matra is one step ahead : engine is just behind the driver

 

 

 

Race-derived Gordini engine and driver are together in the same cockpit space...no-compromise GT for true sports car addicts.

 

 

 

A Djet is elegible for many Historic events: Monte-Carlo, Sebring, Tour de France, etc. Right : a Matra Djet has participated in the 2017 Monte-Carlo Historic

 

 

 

 

 

Rare options : rear-window opening brackets, bullet-type mirror.

 

 

Rare original factory sun-screens still in place. The anti-fog lamps are the original, factory-fitted Marchal

 

 

 

 

The 1962 prototype Djet was far ahead of its time with its mid-engine design, even before the Ford GT40 and the Ferrari 275P... Shortly after the race, the road-version of the Djet paved the way to the legendary breed of mid-engined GT like the Dino, De Tomaso Mangusta, Miura, Countach, Ferrari BB, among others, and to all modern super- and hyper-cars.

 

The Djet is also the very first model of Matra, a racing car manufacturer that will become world-famous with three Le Mans victories and a Formula 1 World Championship won by Jackie Stewart...A thrilling pedigree, combined with the great DB and René-Bonnet History.

 

 

 

The Matra Headquarters in Paris (period picture)

 

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